04. Existe-t-il des services publics ou privés ?

Cette question revient fréquemment, car on a naturellement tendance à transposer les distinctions habituelles entre secteur public et secteur privé. Mais le système luxembourgeois de l’aide à domicile a ses spécificités.

Un écosystème principalement associatif et public

Le système luxembourgeois d’aides et de soins à domicile est principalement composé de deux types de structures :

Les grandes associations sans but lucratif (asbl)

La majorité des grands réseaux d’aides et de soins sont organisés sous forme d’associations sans but lucratif. C’est le cas de la Croix-Rouge luxembourgeoise, de Hëllef Doheem, de Caritas Luxembourg, et de nombreux autres prestataires.

Ces structures ne sont ni publiques (elles ne font pas partie de l’administration d’État) ni privées au sens commercial (elles ne visent pas à générer des profits pour des actionnaires). Elles ont une mission de service à la collectivité et réinvestissent leurs éventuels excédents dans l’amélioration de leurs services.

Les établissements publics

Certains prestataires, comme Servior, ont un statut d’établissement public. Ils dépendent de l’État ou des communes et fonctionnent selon les règles de la fonction publique.

Une distinction peu pertinente pour l’usager

Pour vous, en tant qu’usager, la forme juridique du prestataire (association, établissement public, ou même société privée) importe finalement assez peu, pour une raison fondamentale : tant que le prestataire est agréé et conventionné avec la CNS et l’assurance dépendance, le financement des prestations couvertes est identique.

Un même système de financement

Que vous choisissiez une grande association reconnue ou un établissement public, les prestations qui relèvent de l’assurance maladie sont payées par la CNS selon les mêmes tarifs, et les prestations qui relèvent de l’assurance dépendance sont payées par l’assurance dépendance selon les mêmes tarifs.

Vous ne payez pas plus cher chez l’un que chez l’autre pour les services couverts par les assurances. Le conventionnement garantit cette égalité tarifaire.

Ce qui compte vraiment

Ce qui doit guider votre choix n’est donc pas le statut juridique du prestataire, mais plutôt :

Ces critères sont bien plus pertinents que la distinction public/privé pour évaluer un prestataire de soins à domicile.

L’agrément : le vrai critère de qualité

Le critère véritablement important est l’agrément délivré par l’État luxembourgeois. Un prestataire agréé a démontré qu’il respecte des normes strictes de qualité, de formation du personnel, de sécurité et d’organisation. Cet agrément est votre garantie principale de la qualité et du sérieux du prestataire, bien plus que son statut juridique.